– Alors ? Qu’en penses-tu ?
J’ai fait venir en urgence Adrien dans mon atelier. J’avais besoin d’un regard extérieur, de recul et d’une critique honnête, de pouvoir affronter une perception différente de la mienne. Il est venu aussitôt, en fidèle confident, en ami. Un appel au secours, a-t-il sûrement décelé, une fusée de détresse qui transperce le brouillard parisien. Je pourrais faire l’analogie avec une perche tant je me sens proche de la noyade. Une perche ou peut-être une main tendue hors de l’eau. Non, je rectifie, deux mains tendues, si tant est que ce soit possible, et un corps qui coule en mendiant une bouée. “Viens me voir, besoin de toi” sont les seuls mots que je suis parvenue à saisir dans mon SMS aux allures de SOS.